
TERIYA BUGU ET LE TOURISME SOLIDAIRE :
En 2003, l’AEDR, ONG de droit Malien, hérite de Teriya Bugu et se trouve confrontée à trois grandes problématiques :
- Comment préserver les emplois des 48 travailleurs, sachant que les recettes du centre, qui a une vocation principalement expérimentale, sont quasi nulles et que les charges sont immenses ?
- Comment responsabiliser des travailleurs et un village entier maintenus dans une logique de dépendance depuis près de 20 ans ?
- Comment pérenniser et valoriser l'important patrimoine laissé par le père Verspieren en respectant les valeurs de son engagement ?
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Teriya Bugu est devenu peu à peu une oasis en pleine brousse grâce à l’effort des populations locales engagées aux cotés du Père Verspieren, grâce aussi à l’eau pompée du fleuve et aux importants capitaux mobilisés. Devant les infrastructures importantes laissées par le Père, l’idée s’est imposée d’elle-même de reconvertir cette ferme à vocation expérimentale en réceptif touristique fonctionnel au service du développement local. Les habitants, totalement étrangers au monde de l’hôtellerie et du tourisme mais très motivés, ont permis de constituer naturellement l’essentiel des ressources humaines nécessaires au bon fonctionnement du Centre de Teriya Bugu et, avec quelques aménagements, les infrastructures existantes offraient une capacité d’accueil exploitable pour l’accueil de groupes et de touristes. |
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Parallèlement, la famille et l’entourage du Père Verspieren se sont engagés auprès des populations pour la pérennité du projet en créant l’Association des Amis du Père Bernard Verspieren (AAPBV). Cette association, garante de l’héritage du fondateur, soutient l’AEDR en lui apportant une aide à la réflexion stratégique sur l’avenir de Teriya Bugu, en recherchant des financements auprès des particuliers et des entreprises, en participant au recrutement de Volontaires de Solidarité Internationale qui aident à renforcer les capacités des équipes maliennes et en appuyant le contrôle de la gestion. |
POURQUOI DU TOURISME SOLIDAIRE ?
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Première ligne budgétaire du projet, les salaires constituent la première forme de redistribution des bénéfices du tourisme. Employeur responsable, l'AEDR se veut exemplaire en matière de droit du travail. Tous les salariés sont sous contrat et inscrits au système de protection sociale, ce qui est rarement le cas dans un pays en développement tel que le Mali. |
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Les bénéfices issus de l’activité touristique sont également utilisés pour le financement des activités communautaires telles que l’école ou le dispensaire. Grâce au tourisme, des centaines d’enfants reçoivent une éducation de qualité en brousse et des milliers de gens peuvent bénéficier de soins de qualité. |
Après seulement 5 années de fonctionnement, le Centre de Teriya Bugu s'est imposé comme référence du tourisme solidaire au Mali et dans toute l’Afrique de l’Ouest : il fut d’ailleurs l’un des trois lieux choisis pour les ateliers du FITS 2008 (Forum International du Tourisme Solidaire). Il est aujourd'hui le premier employeur du cercle de Bla avec plus de 70 salariés permanents.
La priorité est donnée au renforcement des capacités de ses travailleurs afin d'atteindre à terme son autonomie humaine, car à ce jour, la structure est toujours appuyée par des Volontaires de Solidarité Internationale. La majorité des salariés est issue du village de Teriya Bugu et des villages alentours et l’impact du projet touche à ce jour directement ou indirectement 7000 personnes.














